Mon histoire de régime (Parkinson et risque de diabète)

20/02/2016 15:31

J’ai 71 ans. Je mesure 1,60 m. Je pèse aujourd’hui 53kg.

En 2004, je pesais autour de 76kg  et approchais dangereusement du diabète. J’ai fait un régime drastique hypocalorique. Sur un an à peu près, mon poids est redescendu à 60kg, poids auquel je me suis – tant bien que mal – maintenu jusqu’au printemps 2015.

Là, sans que je m’en rende vraiment compte, de 60 je suis passée à 64kg. Mes analyses sanguines montraient une augmentation sensible de ma glycémie qui flirtait avec 1,25/1,30.

Problème supplémentaire : on m’a diagnostiqué la maladie de Parkinson

En avril 2015, pour pouvoir bien me contrôler, j’ai demandé à mon docteur de me prescrire un lecteur de glycémie, ce qu’elle a fait de bon cœur. Mon idée était de trouver une corrélation entre ma nourriture et mon taux de glycémie pour ensuite modifier mes repas en conséquence.

Je m’interrogeais sur mon augmentation de poids car je mangeais beaucoup de légumes et beaucoup de fruits.

A cette époque, je suis une bonne cliente des librairies où je tombe sur les livres - "Ces glucides qui menacent notre cerveau" du Dr David Perlmutter édition  Marabout et - "No sucre" de Nicole Mowbray édition  livre de poche. Ces livres, super intéressants tous les deux, m’ouvrent les yeux : Ma décision est prise : il faut que je supprime au maximum les glucides de mon alimentation. Je commence par les sucres ajoutés, puis les céréales et féculents, puis les légumineuses. En revanche, pour l’instant, je garde les yaourts maisons surtout pour les probiotiques.

De manière pratique,

1)- je détermine le nombre de calories qu’il me faut pour maintenir un poids de 60kg sachant que je fais des séances de sport en salle, 1 heure, deux ou trois fois par semaine. Il existe une formule pour ça. Résultat du calcul environ 1500Kc.

2)- Sur mon tableur excel, j’installe une base de données « table des calories »

3)- Toujours sur mon tableur, je note la composition de mes repas ; Quelques clics, et je connais le nombre total de calories ainsi que le poids des Lipides (L), Protéines (P) et Glucides (G).

4)- Pour baisser de 64 à 60kg, je cible 1200 à 1300Kc par jour.

Cette manière de faire me permet, sans difficulté, de descendre même jusqu’à 57Kg.

En novembre, j’atteins 55kg mais ma glycémie tourne toujours avec 1,10/1,15. Je décide de supprimer les yaourts. Je range ma vieille yaourtière sur l’étagère du haut de mon cellier.

En décembre, nouvelle étape dans mes recherches, déclenchée par la lecture du livre de Magali Walkoxicz (MW) "céto cuisine". Au début du livre, elle présente de manière très claire en quoi consiste le régime cétogène puis donne de nombreuses recettes. A partir de là, je m’applique pour suivre au mieux ses recommandations. J’achète des bandelettes de marque Keto-diastix pour mesurer le taux de cétone dans le sang. Il y a 5 niveaux, chacun ayant sa couleur, le niveau 1 correspondant à un taux 0. Il faut au moins arriver au niveau 3.

Ce n’est que le 3 janvier que ma bandelette vire au positif – troisième niveau- . Corrélativement, ma glycémie descend sous la barre de 1. Peut-être est-ce une coïncidence mais je ne le pense pas.

12 janvier 2016. RDV chez ma neurologue. Je lui demande ce qu’elle pense du régime cétogène pour freiner l’évolution de Parkinson. Elle n’a pas d’avis ; elle sait seulement que ce régime est utilisé en hôpital pour soigner les épilepties infantiles résistant aux médicaments. Elle me demande de faire attention aux carences et me conseille de voir une diététicienne.

Une diététicienne ? quelle diététicienne ? Si c’est pour en voir une « classique » qui me remet dans le cadre des anciennes prescriptions, je n’en veux pas. Et pourquoi pas MW l’auteur de Céto-cuisine ? Elle pratique à Toulouse et propose des consultations téléphoniques. Je prends donc RDV. La consultation dure une bonne heure (50 euros). Je lui explique que j’ai parfois du mal à manger assez de gras même si j’aime ça. Elle me suggère alors de prendre plusieurs fois dans la journée, des cuillerées à café d’huile de noix de coco. Par exemple, le matin dans mon thé du petit déjeuner, dans les boissons chaudes (café – tisanes) que je bois tout au long de la journée. Elle m’explique que cette huile facilite le passage en état cétonique.

Depuis, je suis ses recommandations. C’est vrai que mon état cétonique varie moins, est plus stable. Quant à la glycémie, elle reste au-dessous de 1 ce qui me réjouit.

Un problème toutefois (mais en est-ce un ?) : le cholestérol. Le cholestétol total a augmenté ainsi que le HDL et le LDL. En revanche, les tryglicérides ont beaucoup diminué. Le ratio Cholestérol total/HDL est dans la norme.

A noter : en début février, des problèmes familiaux m’ont quelque peu fait oublier la diététique et je me suis retrouvée au niveau 0 de l’état cétonique. La glycémie pour quelques jours est repassée au- dessus de 1.

Voilà pour l’instant où j’en suis. Même si cette semaine, j’ai eu un petit  coup de mou, je me sens plutôt bien et j’ai l’esprit alerte. En ce qui concerne Parkinson, je ne sais pas si ce régime peut agir mais j’ose espérer. Les tremblements de la main droite qui m’avaient poussée à consulter ont bien diminué mais difficile de faire la part entre régime et médicaments que je prends maintenant depuis bientôt un an.

Quant à la relation entre état cétonique et taux de glucose, elle ne me paraît pas discutable.

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Un mot sur la noix de coco : je ne connaissais pas grand-chose à cette graine. Je découvre une graine miracle que je mets de plus en plus souvent à mon menu. Elle se mérite car elle est dure à casser.

Un mot sur les jus de légumes : en complémentation, sans supprimer les légumes complets, les jus de légumes fraîchement pressés me paraissent un bon apport  de minéraux bien sûr mais aussi d’enzymes et vitamines. Je viens de faire l’acquisition d’un extracteur de jus.

Un mot sur les graines germées : J’en ai toujours à ma disposition. C’est très pratique pour varier les légumes d’hiver.