Le LCHF et l'infertilité due au syndrome des ovaires polykystique

03/06/2015 08:05

 

 

 

C'est toujours douloureux quand le bébé, tant désiré, ne vient pas. Nous avons été dans ce cas nous-mêmes. Pour quelqu'un, qui n'a jamais été dans cette situation, il est difficile de s'imaginer à quel point cela peut-être difficile à vivre pour un couple. J'ai le souvenir de notre entourage qui, très bienveillant, nous recommandait de « profiter de n'être que deux », pour pouvoir aller au cinéma et faire toutes les choses qui sont plus compliquées à faire, quand on a des enfants. J'avoue qu'après 5 ans et avec tous les amis qui agrandissent leurs familles, ces conseils-là finissaient par devenir lourd !

Il peut y avoir un tas de raisons pour lesquelles le bébé tarde à venir. Dans cet article, je vais particulièrement vous parler des problèmes liés au syndrome des ovaires poly kystiques (S.O.P.). Dans une vidéo d'un entretien avec le docteur Michael D. Fox, spécialiste en fertilité en Floride, États-Unis, il explique comment le S.O.P. est souvent lié au syndrome métabolique, ainsi que l'important rôle qui joue la nutrition dans ces problèmes-là. En effet, on sait, depuis la fin des années 90, que l'insuline joue un rôle important sur le désordre de l'ovulation, et que si on arrive chez une personne, qui souffre de S.O.P., à normaliser le niveau d'insuline, on peut régler une importante partie des problèmes d'ovulation. C'est ici qu'entre en scène le LCHF. Dr Michael D. Fox, médecin traitant dans la clinique « Jacksonville Center for Reproductive Medicine », conseille de commencer un régime LCHF à partir du moment où il soupçonne un S.O.P.

 

Voici quelques signes de S.O.P. et du syndrome métabolique:

Des cycles qui durent plus de 28 jours

Des signes de trop d'hormones masculins chez une femme :

     • Des excès de poils facials,

     • De l'acné,

     • De la perte de cheveux sur la cavité,

     • Du surpoids.

 Depuis maintenant 10 ans, à partir du moment où il a commencé à se servir du LCHF combiné avec un traitement classique, il à vu augmenter le taux de réussite du traitement de 40-50 %. Il a également pu constater que 95 % des femmes qui ont commencé à manger le LCHF, tombent enceintes quand le problème est causé uniquement par le S.O.P.

 

Et les hommes..... ?

Quand Dr Fox commence à mettre en place un traitement, il ne s'occupe pas uniquement de la future maman. Il a remarqué que les hommes sont, eux aussi, souvent en surpoids. Le syndrome métabolique cause chez les hommes un taux de testostérone bas, ce qui donne une mauvaise qualité de sperme. De ce fait, le Dr Fox traite parallèlement l'homme et la femme et met donc tous les deux au régime LCHF. L'autre avantage de ceci, c'est que la lutte pour avoir un bébé reste un projet de couple, ce qui n'est pas négligeable d'un point de vue psychologique. Le couple commence ensemble leur régime LCHF. Il peut être frustrant pour la femme de voir son conjoint perdre du poids plus rapidement qu'elle, ce qui est souvent le cas.

 

Le LCHF pendant la grossesse reste très controversé (comme le LCHF tout court :-l). Selon Dr Fox, les femmes qui mangent l'alimentation LCHF pendant la grossesse n'ont pas plus de problèmes que les femmes qui mangent une alimentation « classique ». La prise de poids pendant la grossesse est entre 6,8 kg et 9,7 kg pour les femmes qui mangent le LCHF, contre 11,3 kg et 13,6 en moyenne pour les mamans qui mangent des quantités de glucides plus élevés. D'une manière générale, selon Dr Fox, le LCHF n'a pas d'influence négative sur la grossesse, mais beaucoup d'influence positive.

 

On peut se demander pourquoi il n'y a pas plus de recherche faite pour mettre en évidence l'étroite liaison entre la nutrition et des problèmes liés au système hormonal, comme le S.O.P. C'est certain, il y a beaucoup d'argent impliqué. Les traitements contre l'infertilité sont couteux et représentent une importante partie du chiffre d'affaires des grands groupes pharmacologiques, ainsi que pour les cliniques traitant ces problèmes. De plus, le nombre de personnes souffrant de ces problèmes est en pleine croissance et de ce fait,  il ne faut probablement pas trop compter sur les groupes pharmacologiques pour fonder de la recherche dans ce domaine. Contrairement à cela, les caisses de maladie auraient beaucoup à gagner, en s'intéressant davantage aux liens entre une alimentation riche en glucides et les problèmes d'infertilité, dûs aux problèmes hormonaux.

Pour visionner l'entrétien entier (en anglais, sorry !) veuillez suivre ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=I0WOqaTTzaI